suite n°2

Par Jean-Marc GARGIULO

 

Puis c'est l'écoute des bandes super " inédites " d'une très grande rareté. Nous sommes le 16 août et nous baignons dans le bonheur! Il est environ 17 heures, et je n'ai pas remarqué l'absence de Paul, depuis environ un quart d'heure, je suis en pleine écoute du Show Honolulu 1961, lorsque la petite nièce de Paul me prie de rejoindre celui-ci au premier.

Là je note une étrange expression sur le visage de Paul et sa maman.
-
Jean-Marc, c'est terrible, ELVIS est mort !
Ce sont ses paroles, comment pourrais je les oublier. Je crois lui avoir dit
-C'est une plaisanterie ? 
Le téléphone ne cesse de sonner, de tous les coins d'Amérique, confirmant l'atroce nouvelle.

Je lutte au fond de moi-même, hébété, pour me convaincre que ce n'est pas vrai. Ce n'est pas possible, ELVIS ne peut pas mourir, nous laisser seul, nous abandonner.

 

Soudain, la mère de Paul revient dans la pièce:
-Toutes les radios annoncent la mort soudaine d'ELVIS. Dit-elle.
Ses paroles tombent comme un couperet.
En une fraction de seconde, je revois tout mon " Monde " ELVIS s'écrouler, ces 17 dernières années entièrement consacrées à cet être unique ELVIS.

 

Egoistement je pense que tout cela est fini, c'est trop dur, je craque, je m'effondre, je vais rester là, prostré pendant plusieurs heures. Au loin j'entends un remue-ménage, le groupe a été prévenu. La télévision est arrivé rapidement chez Paul, ils voudraient interviewer le Président Français. Dans l'état où je me trouve, cela est absolument impossible.

C'est Jacques qui répondra donc à leurs questions. Et le téléphone ne cessera de sonner toute la soirée. Pauvre Paul, il se doit de répondre à ces appels de gens incrédules, qui attendent tous un démenti de sa part, mais hélas !

Tard dans la nuit, à l'hôtel, je prends connaissance, à la télé et à la radio, qui consacrent tout leurs programmes à l'évènement, des dernières nouvelles. Dans son ultime émission, la chaîne C.B.S   essaie au mieux de résumer la situation.

 

Le docteur Jerry Francisco , grand patron au BAPTIST MEMORIAL HOSPITAL,  et éminent légiste de l'état du Tennessee, donne une mini conférence de presse dans son bureau. Il dément FORMELLEMENT  tous les bruits selon lesquels ELVIS ne serait pas mort " naturellement "  En effet en fin d'après-midi certains journalistes avaient fait allusion au mot DROGUE.  Cela, bien sur, à cause du livre des cousins WEST, paru huit jours avant. Voilà comment les choses se sont passées réellement.

 

Lundi 15 août, dans le courant de l'après-midi, ELVIS est allé voir son dentiste, accompagné par Charlie Hodge. Rentré à Graceland, il nagea un peu dans sa piscine. Tard le soir, il joua au racketball avec Ginger jusqu'a 5 heures du matin le mardi 16.
Ne trouvant pas le sommeil, il prit un livre d'un penseur philosophique, ayant trait à la vie après la mort, un de ses sujets préférés depuis des années, et il dit à Ginger :
-
I'm going into the bathroom to read. ( Je vais dans la salle de bain pour lire )

Ce furent ses dernières paroles !

 

Vers 14 heures Ginger se réveillant trouva drôle de ne pas voir ELVIS. Ce n'est que 30 minutes plus tard qu'elle alla à la salle de bain. N'ayant pas de réponse elle entra et fut pétrifié de frayeur en voyant ELVIS en pyjama, gisant recroquevillé sur la moquette. Alan Strada et Joe Esposito arrivèrent les premiers alertés par Ginger. Ne sachant pas qu'il était déjà trop tard, ils se mirent à pratiquer le bouche à bouche et un massage cardiaque.

A 14 heures 33, Charles Crosby et Ulysses Jones, de permanence à la caserne de Pompiers sur le ELVIS PRESLEY BOULEVARD,  furent priés de se rendre d'urgence avec leur matériel de réanimation, au n°3764.

Tout d'abord ils pensèrent qu'il s'agissait de fans qui s'étaient trouvés mal devant Graceland. A peine arrivés, ils trouvèrent la salle de bain pleine de monde, le Dr Nickopoulos travaillait sur le corps sans vie d'ELVIS. Vernon était désespéré, la petite Lisa-Marie pleurait en criant.:
-
Mon papa est mort.

L'ambulance, où se trouvait Charlie et Joe ainsi que le Dr Nick, mit 7 minutes pour arriver au BAPTIST hospital.  Tous les médecins présents attendaient. ELVIS fut amené sur un chariot dans la salle de réanimation. Une infirmière le voyant passer dira plus tard :
- Son corps était tout enflé.
L'impossible et plus fut fait pour redonner vie à ELVIS. Pendant une heure tout fut tenté, même les décharges électriques. Mais la mort, froide et sans pitié s'était depuis bien longtemps emparé de son pauvre corps. Dehors, Charlie et Joe, complètement défaits, virent leurs espoirs s'envoler lorsque le Dr Nick sortit en tenant un petit sac contenant les affaires personnelles d'ELVIS. Le plus dur restait à faire, apporter la mauvaise nouvelle à Graceland, où Vernon que l'on avait empêché de venir attendait  anxieusement.   

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